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[été 2011] Les gagnants du concours 'Une Légende pour le Manoir de Novaya' pour la gazette Le Veilleur du Nord

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NekoCitron
MessageSujet: [été 2011] Les gagnants du concours 'Une Légende pour le Manoir de Novaya' pour la gazette Le Veilleur du Nord Mar 27 Sep - 17:31
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PREMIER PRIX : Un appareil photo magique + 10 po


La Légende du Manoir

de Selenka Fardelys



Tout le monde connaît la légende des reliques de la mort. La baguette de Sureau maudite, la cape d’invisibilité parfaite, et la pierre de résurrection qui aurait fait perdre la tête au deuxième frère. Mais, on ne s’appesantit guère sur cette dernière. Au fil des années, sa propre légende s’est même estompée jusqu’à ce que son siège originel n’ait plus d’importance pour personne. Après tout, qui penserait qu’un manoir et une pierre pas plus grande qu’un ongle puissent faire autant de dégâts ? Et pourtant…

Reprenons l’histoire à l’instant où les trois frères se sont quittés. Cadmus Peverell, alors âgé d’une trentaine d’années, s’était replié dans sa terre natale. Il avait hérité là d’un manoir haut de deux étages que l’on pouvait voir de n’importe où dans la ville. L’intérieur était tout aussi grandiloquent et des meubles de générations bien antérieurs aux Peverells s’agglutinaient tant et si bien que l’on ne savait plus bien s’il s’agissait là d’un musée ou d’une habitation. Néanmoins, si tous les habitants connaissaient le premier étage pour y avoir déjà pénétré quelques fois, aucun n’avait jamais été convié au second et les rumeurs les plus folles circulaient à ce propos.

On racontait, par exemple, que Peverell avait enfermé là-haut un disciple de la mort. Ce qui expliquait pourquoi, depuis son voyage, aucun des cas du docteur Peverell ne demeurait impossible à guérir, alors que, quelques mois au par avant, ce minable n’avait même pas réussi à sauver sa propre femme. D’autres s’amusaient à dire que celle-ci n’était probablement jamais morte en réalité et que Cadmus l’avait enfermé là-haut afin qu’aucun homme ne puisse jamais la souiller de son regard impure. Et que c’était pourquoi on entendait parfois le plancher craquer, et un rire s’élever.

La réalité n’était pas si loin des rumeurs. Cadmus Peverell avait bel et bien soudoyé la mort et avait pu obtenir d’elle ce qu’il avait lui-même nommé « la pierre de résurrection ». La première à l’avoir expérimentée fut sa femme décédée. Il la vit avec émerveillement revenir à la vie, plus souriante et dansante que jamais. Mais, ne pouvant décemment pas révéler ce secret, il la maintint enfermé au deuxième étage du manoir, là où personne ne la verrait jamais. Elle dansait jours et nuits autour de bougies flottantes qui étaient apparues, sans qu’il n’en comprenne la raison.

« Ce sont vos lumières… » expliqua-t-elle un jour devant l’incompréhension de son amant. Mais, celui-ci n’en demeura que plus perplexe encore.

On lui amena alors son premier cas depuis qu’il était revenu au pays. Une petite fille de cinq ans que l’on savait mourante de toutes manières. Une petite fille chérie que l’on aurait souhaité garder si on n’avait pas eu trop peur qu’elle nous transmette sa tuberculose. Cadmus n’avait pas le pouvoir de le maintenir en vie et elle mourut dans la nuit qui suivit. Pourtant, le lendemain, lorsque ses parents revinrent la chercher, la petite leur sauta dans les bras, heureuse de vivre. Et, une lumière s’était éteinte à l’étage.

« Ce sont vos vies. » avait repris son aimée devant l’air perplexe qu’il avait affiché.

Mais, qu’importait. En quelques jours, la nouvelle avait fait le tour du conté et les clients se bousculaient de nouveau à sa porte. Le médecin miracle. Le prodige. Le maître de la mort. Et, si à l’étage les bougies flottantes étaient de plus en plus nombreuses, elles ne restaient guère allumées longtemps.
Cadmus aurait pu vivre encore quelques années ainsi mais, la culpabilité et l’incompréhension le rongeait toujours plus profondément. Mais, il aurait fallu qu’il reste couché ce soir là. Ce soir là de la vieille d’halloween où tout le monde était censé dormir mais où des craquements et des rires étaient encore plus présents qu’à l’accoutumer à l’étage maudit. Il avait poussé la porte et sa femme l’avait accueillit en souriant.

« Viens danser avec nous. Les vivants ne savent pas s’amuser ! »

Les ‘‘vivants’’… Même après un an, elle se considérait toujours comme une morte. Et, après tout, elle avait raison. Sa belle, son amour, avait été enterrée et cette femme n’en était qu’une pâle copie qui invitait, pour soit disant s’amuser, tous les patients ‘‘morts’’ durant l’année. Cela fut trop pour le docteur. Il hurla de rage, de dépit et de désespoir et attrapa l’une des bougies qu’il fit tomber sur le parquet avant de courir vers la porte qu’il bloqua à coup de sortilèges. En quelques minutes, la flamme de la bougie avait pris possession du parquet comme de son nouveau territoire et des volutes de fumées commencèrent à s’échapper de sous la porte. Quant à lui, pourtant bien tranquille à l’étage du dessous, il ne pouvait plus entendre ni les rires ni les cris des non-morts, car, à l’instant où la bougie n’exista plus, l’ombre de la mort l’avait rejointe. Elle avait ouvert ses mains, crispée sur la petite pierre, et l’avait laissé tomber sur le sol tandis que de sa cape, elle faisait disparaître la dernière preuve de l’existence du deuxième frère.

On raconte que la pierre demeura quelques années sur le sol du manoir à demi-calciné et qu’il fut finalement racheté, rebâtit et condamné sans qu’on ne la retrouva. On raconte encore que la ville mystérieuse est devenue elle aussi une non-morte et qu’elle apparaît et disparaît sans jamais n’appartenir au monde tangible. Un peu comme…Novaya ?


Dernière édition par NekoCitron le Dim 10 Fév - 18:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [été 2011] Les gagnants du concours 'Une Légende pour le Manoir de Novaya' pour la gazette Le Veilleur du Nord Mar 27 Sep - 17:33
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DEUXIEME PRIX : Un lot de deux parchemess + 10 po


Le Manoir est un Symbole

de Tabris Lahar



Autrefois... Les Moldus vivaient ici. Et ici, ça ne se nommait pas Novaya, ce ne fut qu'ensuite que la ville fut baptisée ainsi. Jolie. Nouvelle, en Russe. Parfaite.
Mais autrefois, c'était laid. Aussi morne et gris que c'est à présent pur et ravissant. Le port était pauvre et ça sentait le marigot, la faim et la misère ordinaire. Les Moldus faisaient peines à voir, pour qui aurait eu de la pitié pour si insignifiantes existences...

Il n'y avait là nul marchand d'objets rares et fins, nul sage, nul professeur de renoms, nulle mère ni père exemplaires... Un exemple au contraire commun de paysans modernes, pollueurs, buveurs et médiocres, comme on en voit de partout sur la Terre.

Mais ils se trouvaient à la frontière des terres nouvellement allouées à la future Novaya, ville jumelée avec la perspective grandiose de nouvelle ouverture pour l'Institut Dursmtrang, et les sorciers durent trouver une solution... catégorique, sans concession. Les Moldus seraient tués, déportés ou bien... pire.

On en fit notre affaire... Cela ne traina pas. D'une manière expéditivement noble, dois-je dire...

Les Moldus s'accrochaient à leurs terres salines et polluées comme des moules à leur rocher de béton. Ils ne furent pas déplacés... Ni même chassés... Aucun langue de plomb ne fut conviés, les Ministères fermèrent les yeux sur cette... expérience. Magique.
Une perspective de victoire au parfum de revanche...

Novaya voulait faire les choses doucereusement... joliment... suavement, pour rester blanche comme la Mer redevenue propre et la glace qui viendrait une fois de plus l'hiver venu.


Dans ce joli manoir, hors de toutes portées... inconnu, et maudit... juste digne de faire courir quelques ragots...
Dans ce manoir dorment à présent... les Moldus. Les Moldus qui vivaient autrefois ici.
Ils sont couchés sur des lits de princes, baldaquins et soieries, chacun dans sa maison qui a été emportée loin dans le ciel enchanté pour qu'on n'en voit aucun défaut, bien au contraire... Ils gisent, si bien entouré de sorts. Ils ne sont pas morts, ils rêvent... Ils rêvent qu'ils poursuivent leurs vies médiocres. Qu'un puits de pétrole s'ouvre sous leurs pieds et que tout le monde devient riche. Il rêvent qu'ils gagnent au loto, que leur fille reste vierge jusqu'au mariage, que la connexion à internet ne bug jamais, que leur équipe de foot préféré remporte le championnat du monde, d'Est Europa ou encore du patelin du coin, que leur émission de télé favorite ne cesse jamais d’engranger de nouveaux épisodes...

Ils rêves, et l'énergie de leurs rêves abscons nourrie Novaya, la blanche, la belle.

Chaque nuit, lorsque les lanternes s'allument, à chaque fois qu'une affiche vole et se placarde, à chaque fois que le phare fait tournoyer sa puissante aura de magie qui accroche les navires inlassablement...

Ce sont là des rêves de Moldus putrides, cachés, endormis... qui s'engrangent sous forme de forces contrôlées.

La Face Noire noire de Novaya... qui peut-être ne s'en cache même pas. Puisqu'elle organise ce concours de délires paranoïaques que des personnes telles que moi s’amusent à détourner sous forme de conte propagande !

Comment la ville suce-t-elle cette énorme énergie... durable ?
Même les Moldus savent rêver... et ils rêvent si bien... Tant ils sont dépourvus de magie, qu'ils rêvent de magie à chaque instant !

Mais Novaya ne serait jamais aussi noire que ma plume... Novaya n'a pas déporté un village Moldu dans un manoir impossible à atteindre. Peut-être un hôpital d’aliénés... Peut-être un centre de retraités... Des personnes que personne ne regrette...

Novaya ne cherche pas leur rêve, Novaya, les soigne par le rêve. Et un jours, ce manoir de maisons agglutinées redescendra de ses grands chevaux et les fous et les vieux fous Moldus en sortiront hagards. Car ils auront tout vu.

L'architecture pousser, les bêtes fabuleuses entrer dans des cages plus grandes que leurs propres foyers, les enfants trouver leur baguette et embarquer pour de grandes aventures psychédéliques...

Et là est l’expérience. Que feront ces Moldus qui connaitront le goût de la magie et qui sauront qu'ils ne sont pas coupés du Tout ?
Les rêves se moyenneront-ils combien de pièces d'or ? Quel psychopathe, quel vieillard aura les rêves les plus prolixes, pour rendre sa vigueur au phare lorsque ce sera la nuit polaire ?

Tout ceci n'est qu'un conte... Un rêve.
Peut-être que nous sommes nous même... dans le manoir. Et que cette rumeur nous alerte...

N'entre pas dans le Manoir... sauf si tu veux sortir du rêve.
Qui sait, de l'autre côté de la Porte, tu serais peut-être un Moldu, laid et malade de désespoir, sans pétrole et sans ticket gagnant du loto.

Peut-être es-tu déjà mort depuis longtemps...


Dernière édition par NekoCitron le Mer 28 Sep - 20:31, édité 3 fois
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TROISIEME PRIX EX EQUOS : Une encre à dessin magique + 10 po


La Légende du Manoir de Novaya

de Yvanka Hartig



Il y avait d’abord eu l’Atlantide, ensuite l’El Dorado. Deux légendes successives qui pourtant parlaient du même endroit. Une île ou une cité très riche, isolée du monde par le temps et la localisation. Localisation d’ailleurs impossible, supposée à de nombreux endroits, en mer pour l’Atlantide, en Amérique du Sud pour l’El Dorado. Mais ces pauvres Moldus n’avaient aucune idée qu’il n’en était rien.
Cet endroit, tant recherché, existait bel et bien. De moins en moins imposant au cours des années mais toujours présent, avec toutes les protections magiques qui lui étaient indispensables. Cet endroit – ce manoir – si spécial semblait austère et inaccessible. Une volonté de la part des habitants, afin de protéger leur vie en autarcie, se protéger de la cupidité des autres sorciers ou pire, des moldus. Les sorts s’étaient améliorés d’année en année, rendant l’endroit mouvant, définitivement incartable et surtout à mille lieues de ce qu’il était réellement.
Ne vous fiez pas aux apparences. Ce manoir qui regorge de carcasses d’oiseaux morts, qui fuit les visiteurs, est en fait un havre de paix. Ces carcasses ne sont qu’illusion, et de magnifiques oiseaux de mille couleurs, de chants mélodieux y vivent, enjôlant la vie des sorciers y habitant. Tout est prévu. Habitation confortables, champs et cultures pour une vie saine, richesses abondantes uniquement pour leur beauté. Le commerce n’existant plus, l’or et les pierres précieuses n’ont plus de valeur exorbitante, et se troquent uniquement en fonction du travail soigné qui leur a été apporté. Les femmes se parent de ces bijoux en allant travailler aux champs. La vie n’est pas difficile, tout se fait naturellement. La variation des conditions climatiques n’existe pas, et les récoltes sont toujours bonnes. Le froid en hiver n’est que relatif, la chaleur en été toujours supportable. L’équilibre magique y est à son paroxysme.
Un paradis sur Terre ? Presque. Si ce n’est que tout faune a disparu. Les animaux, les être humains... Seules les protections magiques survivent. A trop vouloir s’isoler, les habitants se sont retrouvés face au pire fléau qui soit : la consanguinité. De génération en génération, les alliances entre familles ont diminué l’espérance de vie et la viabilité des êtres humains. Il en est de même pour les animaux, qui n’ont pas su renouveler leur sang, incapables de s’échapper de cette idylle. L’endroit est à présent désert, attendant de nouveaux habitants, ou non. La nature a reprit ses droits. Le sol, jonché d’ossement, est recouvert de végétation luxuriante, qui s’épanouit de jour en jour face au climat si propice. Les cours d’eau, lacs et forêts sont de nouveaux à l’état brut, et sont venus à bout des quelques infrastructures qui les ornaient. On peut retrouver des ruines de maisons, petites de l’extérieur, bien plus grandes pourtant qu’on pourrait l’imaginer en les voyants. Certains écrits sont restés, des journaux intimes, des tranches de vies des personnes ayant vécu dans cette civilisation. Un amas de choses à étudier, à voir, si seulement il était possible d’y accéder...


Dernière édition par NekoCitron le Jeu 29 Sep - 1:10, édité 1 fois
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Le Palais des Ombres

de Thybalt Wojewodski



Avez-vous déjà observé cette étrange silhouette perdue sur les plages sablonneuses de Novaya ? Est-ce bien d’ailleurs une maison, un manoir, ou un véritable petit village ? Toutes ses fenêtres, tous ces toits… une architecture du multiple, inaccessible. Tant d’ouvertures mais aucune porte pour y pénétrer. Pire encore : une bâtisse sur pilotis, comme si tout était fait pour décourager avant même de commencer à s’en approcher. Inatteignable. Impénétrable sauf pour des volées d’ombres qui ne se privent pas d’allées et venues entre cette demeure du mystère et les environs actuels.

Des environs « actuels » ? Eh bien oui, c’est bien ce qu’il se raconte. Car qui pourrait vous certifier que ces centaines de pilotis ne seraient pas en réalité un millier de pattes pour servir aux déplacements incartables de la demeure ? Une architecture vivante qui dévorerait sur son chemin les maisonnées qui s’y trouveraient, engloutissant ces habitations pour rendre la sienne toujours plus vaste : désir insatiable de grandeur voilà ce que le Maître à bord aurait laissé à sa disparition, une soif de conquête qui aurait imprégné jusqu’aux fondations de son ultime demeure.

Le Maître ? Un petit Baron des Carpates, oublié de tous et, surtout, des puissants par la faute d’une lignée jugée illégitime. Un voleur, un sang-mêlé, un sang-de-bourbe d’après certains ! Un titre usurpé d’un mariage factice à une belle demoiselle du Nord, vierge ayant mystérieusement rendu l’âme avant même d’avoir pu consommer ses noces. Morte d’ennui ou de chagrin, de honte même suivant les versions. Il en ressort toujours un goût amer des mariages arrangés : vrais intérêts pour fausse union, vraie puissance pour faux amour.
Voilà quelle serait la véritable origine de la malédiction frappant l’édifice : celle du courroux familial de la triste beauté défunte condamnant l’époux renié et ses terres maudites à disparaitre à jamais. Ainsi obtenez-vous un Manoir sans racine contraint d’errer sans fin à la recherche d’une terre pour accueillir son repentir.

Mais est-ce bien cela que ces milliers d’ombres attachées à la bâtisse s’évertuent à chercher à l’extérieur ? Ne seraient-elles pas plutôt de plus en plus nombreuses dans leurs vols sinistres et inquiétants ? Tournoyantes telles des oiseaux de mauvaise augure… tandis que pas une âme aux environ ne résiste à la disparition ? Pas une fleur, pas un chant d’hirondelle, même le vent semble préférer se plier au silence.
Car c’est sans un bruit que ces ombres volages œuvreraient : des ombres voleuses d’ombre. Voler une ombre comme on vole une âme, après tout il paraitrait que les vampires n’en ont pas : âme vendue avec ombre contre l’Eternité, à ce qu’on dit. Ainsi, les dépossédés de leur ombre croquée serraient irrésistiblement attirés, hagards, vers ce lieu maudit où leur reflet sombre serait retenu prisonnier, le recherchant avec désespoir jusqu’à se faire engloutir à leur tour par ce manoir abandonné.

Et on dit qu’il serait venu s’enraciner ici, à Novaya, nouvelle ville soit disant vierge de tout préjugé, dans l’attente de trouver un maitre digne de sa malédiction : le Manoir serait capable de le reconnaître car, seul entre tous, ce sera celui qui retrouvera son ombre dans ce palais de ténèbres.

Assurez-vous donc d’être toujours suivi par votre double de nuit, sans lui vous êtes déjà perdu. Méfiez-vous plus encore de la nuit elle-même, elle qui a l’habitude de permettre à votre ombre de se promener librement jusqu’à la rencontre d’une lumière, elle pourrait bien la laisser se perdre parmi celles qui vous l’enlèveront.

Point d’ombre, point d’âme… à moins que vous ayez toujours rêvé d’habiter un manoir, quand bien même serait-il maudit ?
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[été 2011] Les gagnants du concours 'Une Légende pour le Manoir de Novaya' pour la gazette Le Veilleur du Nord

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