AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez|

Contes & Légendes des Carpates

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Contes & Légendes des Carpates Sam 15 Juin - 16:05
Revenir en haut Aller en bas

Bonjour a tous.

j'avais la vague idée de poster ici des contes "Hors-concours", sur des sujets divers et variés qui seraient censés avoir put etre contés a nos pjs étant enfants par exemple.

Ca nous permettrait d'étoffer la toile de BG de nos pj et de -pourquoi pas- s'appuyer dessus EJ en disant que tel ou tel contes nous avaient été racontés, ou de parler de tel ou tel héros de contes.

Comme ce n'est pas un concours, je précise que je n'ai pas poussé a fond le style ou la narration, bien au contraire, j'ai essayé de faire une approche "enfantine" et simple du conte, rappelant un peu ce qui a été écrits sur les contes de Beedle le barde.

Voila. En espérant créer un mouvement, ce serait sympa d'avoir un petit catalogue de contes simples.

Bref.

*************************************


 Le Sorcier qui aimait les Moldus.


Il était une fois un petit sorcier de sang pur roumain nommé Dragos qui, pour contredire les dogmes de ses parents, s'était mis en tête d'être ami avec des moldus. Dragos était un petit garçon chétif et blond. Il n'avait jamais apprécié la compagnie de ses pairs et semblait prendre un malin plaisir a désobéir a ses parents.

En effet, depuis son plus jeune age et malgré la stricte éducation de son père, le jeune Dragos se liait facilement d'amitié avec les enfants moldus. Ils les trouvaient intéressant et subtils, jamais prompts a la fourberie et lisse, sans surprises, ce qu'il ne supportait plus chez les sorciers de son monde, toujours pleins de mystères et mesquins à ses yeux.

Hors, le jeune Dragos a peine adolescent s'était fait accepté dans un groupe de jeunes moldus qui l’entraînèrent dans des loisirs et des occupations dont le jeune Dragos ignorait tout. Il sortait avec ses « amis » et fréquentait des endroits que ses parents lui interdisait.
Et ce qui devait arriver un jour arriva, Dragos rencontra Andreea. 

Andreea était une petite brune aux yeux noirs avec la peau bronzée par le soleil. Elle venait du sud de l'Europe, probablement de l'Italie. On la trouvait tour à tour amusante, fascinante et elle séduisait tous les garçons moldus autour d'elle et inévitablement, Dragos tomba en admiration devant son charme moldu, chose qu'il n'aurait d'ailleurs jamais fait s'il fréquentait les sorcières de sang pur, dignes et gracieuses.

 Mais c'était ainsi, on ne contrôle pas la jeunesse qui est éprise de liberté.

Finalement, en s'y prenant comme il le pouvait, Dragos lui fit une cour maladroite. Il avait eut du mal a se lancer mais était complètement subjugué par le charme d'Andreea. Celle-ci n'avait même pas remarqué le jeune sorcier. Comme toutes les moldues, son cœur était volage et sa vie menée sans réel esprit. Elle ne comprenait pas que Dragos était amoureux d'elle, ou bien s'en moquait...

Mais un beau jour, le sorcier se décida à lui faire un discours réfléchi et à lui révéler son existence de sorcier. Touchée par sa naïveté et son aura de mystère, Andreea se laissa courtiser a loisir. Mais, mis a part Dragos, elle ne méprenait personne car c'était une collectionneuse de conquêtes et le jeune sorcier n'était à ses yeux qu'un courtisan de plus.

Et, arriva fatalement le moment ou Andreea jeta son dévolu sur un moldu, bien de son sang, un garçon plutôt grand nommé Piotr. Tous deux se moquait de l'amour insensé du petit sorcier pour Andreea.

Evidemment, se fut un cataclysme pour Dragos. Une fois passé l'amer goût de la honte, le sorcier décida de se venger. Il voulu lancer un sortilège pour punir les deux amoureux, mais sa baguette, trop longtemps restée inactive, n'en fit qu'a sa tête. Dragos mit sans le vouloir le feu a la maison d'Andreea.

Et, au courant des origines de son sang, l'immonde Moldue accusa Dragos d'être un sorcier devant tout le village et incita la population moldue a se venger sur lui. Et le pauvre Dragos, épuisé de ne pas avoir lancé de sorts depuis longtemps et ravagé par la douleur de perdre Andreea ne put se défendre quand on l'emmena au bûcher.

On dit que l'âme de Dragos erre toujours en ce monde, suivant les petits sorciers qui voudrait trop fraterniser avec les moldus.

Elle les met en garde car on dit qu'elle leur chuchote à l'oreille l'histoire du Sorcier qui aimait les moldus et que, rapidement, les sorciers rentrent chez eux, ayant compris le danger que représentent les moldus quand ils ont peur.


Car aucun moteur n'est plus puissant que la peur.
Revenir en haut Aller en bas
Parti cherché les horcruxes mais n'est jamais revenu...Messages : 7361
Date d'inscription : 16/01/2012
Age : 29
avatar
Colombina
MessageSujet: Re: Contes & Légendes des Carpates Sam 15 Juin - 16:45
Revenir en haut Aller en bas

La Dame Blanche…


Jadis, quand chevalerie et amour courtois était à l'honneur, deux jeunes gens dignes d'une œuvre de Shakespeare virent leur âme se trouver par hasard au cœur d'une forêt lors d'une partie de chasse. La belle lisait au bord d'un lac alors que le sanglier, une flèche dans le cuissot la prenait pour cible et bientôt achevé par le jeune prince. Tremblante d'émotion, elle se laissa aller dans l'étreinte réconfortante du jeune homme, mais voilà ! Il était le prince du château voisin, éternelle rival de sa propre famille. En secret, ils se retrouvèrent chaque soir près de ce lac qui fut le témoin de leur amour naissant. Mais tout le monde le sait, ce qui est beau et pur est destiné à être brisé, foulé aux pieds avec hargne et haine. Et l'on raconte qu'une nuit de pleine lune, le père suivi sa fille à travers la forêt et la vit avec le jeune prince. Rien d'impur pourtant, mais une fréquentation qui le fit voir rouge. Armé de sa baguette, il envoya un carreau d'argent en plein cœur de l'insolent et enferma sa fille dans sa chambre qui se laissa mourir de chagrin.

On raconte depuis lors, que leur lac secret dépérit également. La faune fuit et la flore s'assécha. Le lac si clair vira avant de s'assécher presque totalement. Depuis le temps, le château n'est plus que ruine et désolation. Mais on raconte que chaque lune pleine dévoile le secret du lieu. Dès que la lune disparaît derrière un nuage, une silhouette féminine chante des chansons d'amour en pleurant. La princesse attend toujours son prince... mais disparaît au moindre bruit. Dans la forêt du Palatinat, les arbres murmurent et protègent... Oserez-vous en percer le mystère ? L'histoire est-elle aussi belle qu'on le dit ? Lorsque la nuit sera pleine lancez des flèches d'argent vers la forêt, avec un peu de chance, elles vous montreront le chemin... Et peut-être découvrirez-vous son sombre secret !
Revenir en haut Aller en bas
Keep calm - and call the doctorMessages : 3162
Date d'inscription : 09/05/2011
Age : 25
Localisation : Paris
avatar
Leila
MessageSujet: Re: Contes & Légendes des Carpates Sam 15 Juin - 21:46
Revenir en haut Aller en bas

La moldue amoureuse du magicien


Il était une fois une famille pauvre qui vivait dans une petite cabane décrépite. Lorsque venait le vent de l'hiver, le froid mordant faisait frissonner la famille pauvre et morne dans la petite masure. Lorsque l'été arrivait, ses parents se plaignaient de l'assèchement du petit jardin qui bordait la maison, alors que leur petite fille en était toute heureuse. Elle sortait, courait dans l'herbe sèche, tendait les bras pour accueillir la chaleur du soleil dans ses os et dans son cœur. Un jour, alors qu'elle jouait près d'un petit buisson qui ne payait pas de mine, elle aperçut quelque chose qui lui fit écarquiller ses jolis yeux bruns. Là, entre deux longues feuilles recroquevillées, un étrange manège se produisait. Un jeune garçon de son âge tenait une baguette entre ses petits doigts fins et faisait apparaître avec un ravissement manifeste d'énormes gerbes d'eau, et de petites flammèches rougeoyantes. Hypnotisée, et n'en croyant pas ses yeux, la petite fille resta à genoux près des frondaisons, contemplant le spectacle jusqu'à tard le soir. Elle rentra chez elle toute tremblante et ne tarda pas à s'endormir avec le petit garçon magique en tête. Le lendemain, elle retourna au buisson et se remit à genoux pour regarder le garçonnet répéter ses mouvements magnifiques. Elle vit alors qu'un peu plus loin, un homme le regardait et lui montrait les gestes à faire, sans cesser de le critiquer. Le garçon n'en tenait pas compte et travaillait sans relâche pour faire ce qu'il fallait tout en aimant visiblement ce qu'il faisait.
La fillette y retourna chaque jour pendant deux longues semaines, jusqu'au jour où elle n'y tint plus. Se faufilant sous les branches épineuses du buisson, elle se retrouva alors dans un gigantesque parc phénoménal. Pour elle qui ne connaissait que la misère, la beauté du lieu lui fit chavirer le cœur. Elle leva les yeux pour apercevoir un immense manoir qui brillait de tous ses feux sous le soleil matinal tout en comprenant que le buisson devait être une porte secrète vers l'habitation où elle se trouvait. Elle frissonna en avançant, jetant des coups d'œil apeurés aux fenêtres de la bâtisse, effrayée à l'idée qu'on puisse l'apercevoir. Inexplicablement, elle qui était pourtant prudente habituellement, elle avançait toujours dans le parc, carressant une fleur rose, foulant de ses pieds nus et salles l'herbe verte pleine de vie. Au loin, là où le garçon s'entraînait habituellement, elle ne voyait personne et se demanda si elle ne rêvait pas cette balade. Elle s'arrêta, et au moment où elle allait faire demi-tour pour prendre la fuite et retourner chez elle, elle entendit un craquement et vit une silhouette approcher. Elle devina à la petite taille que c'était le garçonnet, et en le voyant, elle s'aperçut qu'il souriait.

Il lui dit alors qu'il l'avait vu un jour les espionner et qu'il l'avait attirée dans son parc. Il se sentait seul, avait envie d'avoir des amis, et avait proposé de l'inviter dans son château pour lui apprendre à faire de la magie puisqu'elle admirait cela. Sauf qu'elle n'y parvint pas; pas même au bout d'un an à essayer, et il comprit que seules les véritables sorciers en étaient capables. Alors elle retourna chez elle, triste et grandit en dépérissant telle une fleur trop restée au soleil sans eau.
Cependant, un jour qu'elle se promenait dans un marché en tentant de trouver du travail car ses parents étaient morts depuis peu lui laissant à peine de quoi vivre, elle entendit des murmures surexcités et vit un agroupement se former dans une rue adjacente. Elle ne s'y intéressa pas davantage, et elle était entrain de conclure un marché avec une vieille vendeuse de pommes lorsqu'elle entendit le nom. Celui qu'elle haïssait, le nom du garçon qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer, celui qui l'avait abandonnée en apprenant qu'elle ne pourrait jamais devenir magicienne comme lui. Elle demanda à un vieil homme ce qui se passait et il lui apprit que le magicien et son fils cherchaient une épouse pour ce dernier. Le cœur en miettes, elle retourna chez elle en courant, les larmes dévalant ses joues creuses. Elle déprima alors que de jour en jour, des rumeurs sur le fils du magicien le plus riche de la ville couraient. Mais elle décida de se déguiser et de faire quelque chose contre cet amour qui la rongeait. Même si ce n'était pas pour qu'il l'aime, au moins elle serait à ses côtés et pourrait le regarder à loisir. Ainsi, par désespoir pour un amour à sens unique, elle se présenta en tant que servante dans le grand château car elle avait appris qu'on cherchait des domestiques pour servir le fils du magicien. Elle s'était déguisée en femme mûre avec du maquillage et des vêtements et avait obtenu une place. Ainsi, elle le vit tous les jours et ne l'en aima que davantage. Un jour, alors qu'elle lui apportait de quoi petit déjeuner, son chale s'accrocha à un couteau, tomba et elle apparut dans ses vrais vêtements de jeune fille. La reconnaissant, il fut stupéfait avant de la prendre dans ses bras et de lui dire qu'il l'avait cherchée partout pendant des années et qu'il l'aimait encore malgré tout le temps passé loin l'un de l'autre.

Ils se marièrent et de leur union naquirent deux magiciens ; une fille et un garçon. La fille allait être connue car elle était la mère de Merlin l'enchanteur...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Contes & Légendes des Carpates
Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut Aller en bas

Contes & Légendes des Carpates

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Contes et légendes de Brocéliande
» Contes & Légendes des Carpates
» Contes et légendes d'un monde oublié [Ezio]
» Contes et Légendes de Bretagne
» Tour de Jeu

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Durmstrang Institute :: Gloubi Boulga :: Coin artistique :: Oeuvres littéraires-