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Vieille fiche de personnage ...

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AuteurMessage
A lancé un gemini incantato sur ses messagesMessages : 6618
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Localisation : Anywhere, everywhere ...

Feuille de personnage
Classe: Septième année
Humeur: AFK from IRL
Je suis...: sûrement détenue par Selenka
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Elizabeth McAllister
MessageSujet: Vieille fiche de personnage ... Ven 7 Juin - 5:46
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Selenka le reconnaîtra sûrement, mais j'ai retrouvé récemment une vieille fiche de personnage de forum rp. C'est mon ... de tête, 6ème perso RP de créé, et à mon sens aujourd'hui celui que j'ai le mieux réussi, peut-être à égalité avec Eddard sur BB (mais ça, c'est l'effet David Tennant). Je me souviens être partie de l'avatar pour faire ce personnage, et m'être dit "écrit au maximum. détaille-tout, fais-toi plaisir". Et je me suis fait extrêmement plaisir en écrivant toute cette fiche si longue qu'elle ne tenait pas en un post, ou deux, mais en quatre. Je pense que j'aurais pu encore améliorer la fin, mais bon ...

Pourquoi je la poste ici ? Parce que je trouve que son histoire est presque complète à elle seule et pourrait faire une fanfiction, limite, à fin ouverte. Du coup je partage, mais en ajoutant le reste : description physique, mentale, etc ...

Le forum est un genre d'académie Xavier pour mutants, Takuetsu no Gakuen, certains d'entre vous connaîtront sûrement, voire auront été là-bas ^^


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    Identité


  • Nom : McHearther
  • Prénom : William
  • Age & date de naissance : 25 ans, 26 le 5 juillet
  • Quel matiére enseigne-t'il? : Prof de SVT au primaire, collège et lycée. Professeur de Biologie et Biochimie universitaire. Accessoirement remplaçant de Chimie.
  • Pouvoir : Ancien SA, William possède un don frappé de malédiction ... En effet, William peut faire mourir les gens en les touchant, c'est pourquoi il porte constament des gants (le contact déclenche automatiquement le don. Celui-ci n'est pas contrôlable). Au contact de sa main, la peau se noircit, tuant ce qui se trouve sous l'espace noir, et provoquant la mort de la personne lors de l'atteinte des organes vitaux. C'est un peu comme s'il transmettait un virus ... La vitesse de propagation de la tache depend de l'énergie fournie. Les animaux peuvent être touchés, mais l'énergie demandée est plus importante. Les dons de guerisions peuvent freiner la contagion selon leur niveau. Ceux qui le maitrisent bien peuvent parfois l'arrêter, les meilleurs réussissent plus rarement la faire régresser un peu, mais celle-ci ne disparait jamais totalement. De plus, William peut "infecter à distance" en infectant un objet, mais cela lui demande beaucoup d'énergie, et continue à lui en demander jusqu'à ce qu'un personne soit infectée par l'objet.(test RP possible si vous voulez que j'essaie ... ^^')
  • Que pense-t'il du Jiyuu ?: SIF ... Sans Idée Fixe ... après tout, tout le monde est contre lui ... pourquoi pas eux ?
  • Pourquoi Prof ? : Il s'agit sans doute du seul metier où il n'y a pas de grands risques encourus ... Et encore, les élèves vous regardent parfois droit dans les yeux, on a l'impression qu'ils pensent des choses de vous ... Et dès que vous tournez le dos, les chuchotements ... Ils vous critiquent, c'est sûr !

    Personalité


  • Caractère : Le caractère est intimement lié à son histoire. Je vous invite donc à la lire à peu près en même temps, même si je ne mentionne pas trop ce fait dans le caractère ...
    Lorsque vous voyez William, votre première réaction est de l'ignorer purement et simplement. Il parait ailleurs en permanentce, en confrontation avec ses fantômes et autres demons interieurs. Pourtant, si vous vous intéressez un peu à lui, vous n'aurez plus que deux solutions : l'adorer, ou le haïr. Pas de demi-mesure possible envers lui, tant lui-même est extrême dans son comportement. Au premier abord, lorsque vous lui prêtez attention, son air solitaire, inquiet, un peu perdu et appeuré attire à peu près tout le monde, et même certaines de ses élèves craquent. Ce n'est qu'ensuite que l'on prend la pleine mesure de son caratère.
    William est paranoïaque. Persuadé que le monde entier lui en veut, et cela pas toujours à tort malheureusement, il ne fait confiance à personne d'autre qu'à lui même, et à certains de ses anciens camarades, les SA. Et encore, certains ont perdu son estime et sont retombés dans la case "Êtres normaux. Se méfier." De ce fait, le moindre bruit, le moindre geste suspect le fait sursauter autant qu'une petite fille dans un train fantôme. Le moindre regard, le moindre mot est décrypté, analysé, interprété à sa manière, c'est à dire négativement.
    Car en effet, William ne voit que le côté négatif des choses. Pour lui, le monde est sombre, sali, souillé. La race humaine est fondamentalement mauvaise, avec quelques êtres lumineux pour éclairer le chemin vers les ténèbres. Lui se place dans les êtres "ternes". Ni vraiment bons, ni vraiment mauvais.
    William n'a aucun états d'âmes. Il les a oubliés, enfouis au plus profond de lui. Effacés. Si quelqu'un, un jour, arrivait à atteindre l'endroit où il les range, il découvrirait un tableau bien sombre. Un petit enfant, d'environ une dizaine d'années, ressemblant à William, en plus jeune, moins inquiet, et beaucoup plus triste en apparence. Il est recroquevillé, les mains serrées autour de ses jambes pour prendre moins de place. Autour de lui volent comme des écrans. Dessus, des visages qui crient, des visages en colère, des visages tristes, des visages haineux ... Des visages morts. Beaucoup. De smorts accidentelles, bien sûr. Pour la plupart. D'autres volontaires, comme celles de sa periode SA. Le petit garçon pleure. Il est seul, triste. Mais une voix l'enchaine, résonne. "C'est une malédiction. Si seulement il avait été normal. Il va tous nous tuer, j'en suis sûr ! Tuons-le avant que cela n'arrive !" Alors le petit garçon se tient tranquille et pleure en silence. Il ne veut pas mourir. Ce qu'il a fait, il l'a fait pour survivre, sans le vouloir. L'instinct de survie, c'est humain non ? Il est humain n'est-ce pas ? ... n'est-ce pas ...
    Dépressif ? Si vous voulez appeler cela comme ça, libre à vous. Lui se qualifie plutôt de réaliste. Après tout, ce n'est pas lui qui dit ces choses là, qui les reçoit. C'est pourquoi il a fermé son coeur. Il ne croit personne, n'aime personne, ne souhaite voir personne. Solitaire, presque en exil, on dit souvent qu'il a un coeur de glace, froid et insensible, lorsqu'on dit qu'il en a un ... Mais ça ne le dérange plus. Son seul but est de continuer à survivre dans son coin, et que les autres arrêtent de le prendre pour un quelqu'un d'étrange, de non humain. Mais il ne va pas faire le premier pas. Pour se retrouver dans la gueule du loup, avec ces hommes prêts à tout pour le tuer ? Lui ? Ce serait bien mal le connaitre ! "Prudence est mère de sûreté" dit-on, et c'est son proverbe fétiche, à l'extrême même.
    D'une maniaquerie extrême, il faut que tout soit nickel ou bien William passe et les defauts trépassent. Du moins ceux qui sont corrigibles : veste froissée, tâche, papier non parallèle à la table, imparfaite symétrie dans la disposition d'une composition ... Mais cela ne l'empêche pas d'apprécier l'art et de sy' consacrer de temps en temps. Mais rares sont ceux qui ont pu voir ses différents chefs d'oeuvres. En effet, William est un enfant atteint de ce qu'on appelle l'autisme de haut niveau. Pas de troubles verbaux, ni de retard mental, au contraire. Il fait partie de ces autistes ayant une intelligence sub-normale. sa maladie lui permet de se consacrer entièrement à ses passions : la peinture (surtout de paysages), la musique (il a plusieurs compositions enfermées dans une malle), et surtout, la recherche génétique.
    Le plus grand travail de sa vie concerne la recherche et l'isolation du gène responsable des Dons. Il en est à un stade avancé, et peut-être parviendra-t-il dans très peu de temps à le trouver ... Mais là, hors de question de vous en dire plus, après tout, vous pourriez vouloir lui voler ses recherches ...
    William ne s'énerve pas facilement. Avant de s'énerver, il a déjà paniqué et a déjà parcouru une dizaine de mètres. Mais si vous le coincez dans un coin, et qu'il est obligé de sortir ses crocs ... préparez-vous au pire. Car malgré sa taille, William est rapide. Et son intelligence poussée lui fait faire les bons choix stratégiques. Il est sans pitié lorsqu'il se sent menacé, poussé par un désir de vivre implacable malgré sa dure existence.


  • Aime & aime pas : William aime passionnément la musique. Il possède une oreille absolue, ce qui en fait un excellent compositeur, mais un professeur de musique excécrable. Souvent, il aime se poser devant un piano (la salle étant close afin que personne ne rentre) et laisser courir ses doigts sur le clavier, laissant les notes s'échapper en sanglots mélodieux, ou en rires claironnants ...
    De même, William aime peindre, dans le parc, dans des endroits déserts où personne ne peut venir le surprendre en pleine inspiration. Il est plutôt bon peintre, bien que ses tableaux possèdent toujours une zone sombre inquiétante, et une signification cachée parfois des plus étranges ...
    La nature, calme, sereine, innocente, lui plait terriblement. Il raffole des plantes et autres végétaux, et possède même une petite serre cachée dans laquelle pousse des plantes que personne n'oserait imaginer. Sa plus phénoménale découverte reste sans doute la rose noire naturelle, un prototype unique jamais commercialisé et qu'il garde jalousement. On trouve aussi quelques plantes carnivores, mais il évite au cas où un Don des plantes aurait l'idée de venir retourner celles-ci contre lui ...
    Si William aime les plantes, les animaux, c'est un autre problème. Il admire la grâce dangereuse des félins, la puissance des canidés, mais de là à les cotoyer ... Une griffure de chat s'infecte très vite, vous savez ? Et si en plus quelqu'un lui a recouvert les griffes de poison ... Non ... il préfère les admirer, vivants ou morts et empaillés, sur des peintures ou en réalité. Les seuls petits animaux qu'il aime bien, ce sont les papillons. Depuis tout petits, il est fasciné par ces petites bêtes qui, de chenille moches, inutiles et maladroites, se transforment en papillons magnifiques, mais meurent peu de temps après. Pauvres petites bêtes. Mais elles portent chance ! Du coup, il ramasse les papillons pour les épingler. Il possède une très jolie collection, assez gigantesque d'ailleurs.
    En parlant de chance ... William n'est pas croyant, et n'aime pas ceux qui répètent "Ayez la foi ! Croyez en le Tout Puissant !" mais en revanche, il est très spirituel, et vous ne le verrez jamais passer sous une échelle par exemple. Seuls les chats noirs restent acceptables ... Après tout, n'est-il pas considéré comme un sorcier ?
    William aime plus que tout le calme et la tranquillité. Il aime bien lire, des romans philosophiques pour la plupart, car après des romans d'horreur, il est persuadé que chaque signe prouve que le meurtrier est passé par là, et qu'il se rapproche de lui. Il pourrait lire des romans d'actions, mais trouver le coupable au bout de 2 chapitres n'est jamais très divertissant ...
    William s'est découvert une passion lorsqu'il était adolescent : l'archéologie. Il possède beaucoup d'antiquités, souvent données à des musées par mesure de sécurité. Il ne faudrait pas qu'un voleur rentre chez lui pour s'en emparer ! Il finance également plusieurs expéditions, et viens aider les travailleurs lorsqu'il le peut. Sa passion des antiquités l'amènent naturellement vers les armes de collection, ce que son appartenance aux SA n'a rien arrangé. On trouve ainsi parmi elles un magnifique sabre chinois. Mais pas un mot de plus, petits curieux ! Car après tout, cette antiquité lui appartient et ne vous regarde pas ... sauf si vous voulez qu'il vous prouve que la lame est encore affinée ...
    William aime l'eau et le vent. Certes, ils sont aussi dangereux que le feu et la terre lorsqu'ils sont déchainés, mais l'eau a quelque chose de rassurant, et d'apaissant. De plus, c'est encore le meilleur moyen d'enlever la crasse. c'est comme les courants d'air : ça enlève les microbes, même si ça donne des rhumes ...
    Willim aime presque fétichment le blanc et ce qui s'y rapporte. Neige, crème, draps ... Il aime aussi le froid. La fumée permet de repérer plus rapidement les gens.
    Question caractère, William aime la franchise. Il perçoit le stress des autres, et si on essaie de lui mentir, à moins d'être un excellent comédien, il y a de grandes chances que vous vous fassiez avoir. Les hypocrites le hérissent plus que tout. Les rapporteurs encore plus. C'est dire.
    Question aliments, William a eu beaucoup de mal à se faire à la cuisine japonaise. Le poisson cru et les algues, il faut avouer que lorsque vous venez d'un pays où la "meat pie" (tourte à la viance) est réputée, ça choque un peu. Cela dit, il s'est bien habitué aux yakitori, ces petits brochettes délicieuses. Et comme l'académie est très roche, il a régulièrement des plats écossais ou du moins européens au menu.
  • Ce qu'il pense de l'école : L'ecole lui parait receler beaucoup de mystères et autres fantomes cachés qui se tapissent dans tous les coins et n'attendent qu'une occasion pour vous sauter dessus.


  • Rêves : La seule chose qu'il désire est qu'on arrête de dire du mal de lui derrière son dos, et qu'on arrête de le poursuivre. Il n'est jamais tranquille ! C'en est insupportable ... A devenir fou ... si on ne l'est pas déjà bien sûr ...


    Physique


  • Portrait : Connaissez-vous l'archétype masculin dont preque toutes les femmes raffolent ? Un homme grand, blond, aux yeux bleus profonds pétillants, musclé, fort, un sportif à la peau hâlée par le soleil ... Et bien désolé mesdames, mais c'est raté, vous pouvez oublier. Certes, William n'est pas dénué de charme, mais d'un charme plus mystérieux, moins direct. Il hypnotise par son apparence deginguandée, comme désarticulée, et son aura captivante, qui interroge tout le monde. Son air d'adolescent dépassé seduit egalement ... William est effectivement grand, surtout pour un ecossais, ceux-ci étant malheureusement plus connus pour leur ventre rond et leur amour du whisky (les deux sont souvent liés d'ailleurs) que pour leur taille, mais le reste, vous pouvez oublier, malheureusement. Atteignant aisément les 1m90, William regarde donc le monde d'en haut au sens propre du terme. Il n'a pas choisi de grandir d'un seul coup lorsqu'il est entré en cinquième ... ça a fait jaser. Mais que voulez-vous, les garçons grandissent un peu plus tard que les filles, mais il prennent deux double décimètres d'un coup, ce qui dérange souvent ces dernières, jalouses ... Cette hautre structure corporelle contraste d'autant avec sa minceur presque extrême. On ne voit pas ses os, mais c'est tout juste s'il n'est pas squelettique. Cependant, son IMC reste correcte, car son poids est normal, les médecins se demandant d'ailleurs toujours pourquoi. Ils ne sauront jamais que c'est parce que lors de la visite médicale, il prenait en permanence avec lui un objet lourd pour se défendre en cas d'attaque de celui avec qui il passerait l'examen tant redouté par les autres, alors que lui redoutait plus la personne en elle-même. Un docteur ... Seringues, piqures, anestésie, chirurgie ... L'horreur ! Bref, il résulte de cette maigreur des jambes minces surmontant de grands pieds, et des mains fines et osseuses, un visage aux traits durs et l'impression d'avoir une grande perche en face de vous plutôt qu'un homme. Il se tient droit, habitude qu'il a depuis tout petit (aux deux sens du terme), ce qui augmente encore l'impression de hauteur qui se dégage de lui. Tiens, revenons au visage d'ailleurs, encadré par une tignasse brune en bataille lui donnant un air mal réveillé, ou plutot l'air trop réveillé pour un mort. Le coiffage n'est pas régulièrement effectué, bien qu'ils soient toujours propres. Hors de questions que des bactéries viennent sur lui, il a suffisament de place autour pour qu'elles se trouvent une autre maison que lui. Le visage en lui-même est fin, anguleux, pâle, les traits le plus souvent tirés et fatigués, et posséde de longues cernes noires sous des yeux verts d'eau transparents responsables, lorsqu'il était lycéen, de plusieurs chutes inexpliquées d'adolescentes dans les pommes lorsqu'il les regardait. William fait en effet parfois plus penser à un "undead", un "mort-vivant" comme on dit en Ecosse, d'où il est originaire, qu'à un professeur d'SVT bien vivant (les primaires mettent parfois du temps à s'y habituer d'ailleurs ...). Captivants, ses deux grand yeux sont pourtant inquiets, à l'affut du moindre mouvement suspect, et portés plutôt haut sur le visage à cause d'un front assez etroit. Ses lèvres minces sont pincées et ne s'ouvrent que pour parler, ou pour afficher un sourire ou un rire gêné, voire même tendu, stressé, qui laisse apparaitre des dents parfaitement alignées et d'une blancheur impeccable. Sourire colgate, pour faire simple. Le nez fin et droit accentue l'air sévère, inquiétant et sérieux de l'ensemble. Des joues assez creuses, soit parfaitement imberbes, soit légèrement recouvertes d'une barbe de deux ou trois jours maximum complètent l'ensemble.
    William, en lui-même, montre tous les signes d'un stress permanent d'ailleurs. Il sursaute au moindre bruit, se tord en permanence les mains dans tous les sens, marche vite, tête baissée, essayant de se faire repérer le moins possible et rasant les murs. Les élèves l'appellent d'ailleurs communément "le fantôme" ou "l'ombre" pour sa capacité à être très discret et à se faufiler partout, paraissant parfois être transparent et traverser les murs.
    Le plus souvent, William ne revêt pas l'uniforme du corps enseignant. Il met des jeans sombres coupés droits avec chemises sombres, ou blanches (pour les grandes occasions uniquement car ces dernières sont trop voyantes) bouttonées pour la plupart jusqu'en haut. En de rares fois, il se peut qu'il ouvre sa chemise lorsqu'il fait très chaud, mais les regards insistants des demoiselles l'obligent à la refermer presque tout de suite. Car William a beau être maigre, il n'en reste pas moins singulièrement bien fait ... Il porte une veste par dessus la plupart du temps. Le ton sombre contraste d'autant avec la pâleur de sa peau, la faisant ressortir. Les vêtements sont toujours parfaitement repassés, et si une tâche avait le malheur d'apparaitre dessus, William serait capable d'interrompre son cours pour aller se changer. Heureusement, ça reste rare. Toujours impeccable sur lui, William a du mal à se retenir de critiquer les autres sur leurs affaires froissées, il se retient juste parce que ceux-ci pourraient se venger, et on ne sait pas de quoi ils seraient capables ...
    Vu sa grosseur, on se doute que William n'est pas un grand athlète, et on ne se trompe pas. C'est pourquoi si vous avez un jour l'occasion d'ouvrir sa malette de cours (chose qui ne vous arrivera sans doute jamais car elle est comme scotchée à lui tant il est persuadé qu'on va un jour lui voler) vous verrez rarement plus de deux cahiers et quelques feuilles ... Il ne faudrait pas que le bras reste accroché au sac lorsqu'il essaie de le soulever ...
    Et pourtant, William est un ancien SA. En regardant bien, on peut trouver quelques signes de ce temps passé. Il est endurant. S'il se sent (pour)suivi, il n'hésitera à s'enfuir en prenant ses jambes à son cou, certain de distancer son mystérieux ennemi. De même, ses mouvements sont précis et rapides. Aucun n'est inutile. Son regard est perçant, et arrive toujours à parcer à jour la faille, l'élément perturbateur du tableau. De même, sous sa petite corpulence, on devine quelqu'un qui sait se défendre, lorsqu'il se sait menacé de grand danger et que la fuite est impossible. Il profite alors de sa taille pour bloquer vos mouvements, vous immobilise pour de bon, et se carapate à toutes jambes (ce qui n'est pas rien vu la taille des siennes).

    Passé


  • Son histoire :


Extrait du dossier de William McHearther.

William McHearther, seul héritier des McHearther à ce jour, est né le 5 juillet 1983 dans la maison, ou le manoir plus exactement, de la famille McHearther. Sa mère accouche dans la nuit, vers 2h du matin, à domicile, aidée de sages-femmes des plus compétentes.
A ce jour, aucune de ces femmes ne vit plus.

Note : Les passages suivants proviennent d'un journal trouvé dans sa chambre lors d'un fouille en cachette. Cependant, aussitôt rentré, William s'est aperçu de l'entreprise et a changé de place tous les objets. De plus, il a changé toutes les serrures en passant par un professionnel "Doués", ce qui fait qu'elles ne s'ouvrent plus que pour lui ... Cela explique que les informations récentes ne soient pas relatées par le journal.
Seuls quelques passages ont été retenus, les plus intéressantes, ce qui explique des coupures de plusieurs années.

5 juin 1988
5 ans

Je ne sais pour quelle raison on m'a offert ce carnet, mais je compte bien en profiter, car je sens que ma vie a quelque chose de particulier, qu'il faut que je raconte.
Mais permettez-moi de me présenter. William McHearther. Je suis le fils de Selena et de James McHearther. Mes parents se sont mariés jeunes, ils avaient à peine 20 ans. Je croit que c'était un mariage forcé. Mon père est le duc d'Ecosse, et ma mère appartient à la famille des descendant de la Princesse d'Ecosse.
Actuellement, j'ai 5 ans. Je ne vais pas à l'école. Mes parents ne veulent pas. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée. Mais cela ne me dérange pas. Quand nous recevons des gens avec des enfants scolarisés, ils sont sans cesse à vouloir jouer avec moi, à crier, à parler, à sauter partout, dans tous les sens ... Non, vraiment, ne pas leur ressembler ne me dérange pas.
Je sais déjà écrire et lire parfaitement. Je dis "déjà", parce que cela étonne mes professeurs privés, qui me trouvent très avancé pour mon âge. Mes parents, eux, ne semblent pas si étonnés. Quand les professeurs posent des questions dessus, j'entends souvent le mot "autiste" revenir. Il faudra que je fasse des recherches.
On me regarde bizarrement. Surtout Père depuis que Mère est malade. Depuis ma naissance en fait, je crois. Il croit que je n'ai pas remarqué qu'il me fixait, mais je sens régulièrement ma nuque brûler sous un regard prononcé. Mais je ne lui dirais rien. Il se fait déjà suffisamment de soucis. Je suppose qu'il a beaucoup de travail, en tant que possesseur d'une des plus grandes entreprises mondiales. C'est sans doute pour ça qu'il ne vient pas souvent me voir. Mais de ce fait, j'ai accès à beaucoup de "compensations".
Le dernier cadeau est un piano. Un magnifique piano à queue noir, classique. Je m'entraine déjà à en jouer. Personne n'y a touché depuis que j'en ai joué la première fois, sauf avec des gants. Je ne comprends pas pourquoi. Et si c'était lié au fait que personne ne me touche aussi ? Personne ne me prend dans ses bras, sauf quand je porte mes gants, et encore. Ah, je ne te l'avais pas dit, journal ? Je suis obligé de porter des gants en permanence, c'est un ordre de Père. Il n'y a que Mère qui me dit que je peux les enlever, les rares fois où je peux la voir, quand elle va un peu mieux. Mais chaque fois, Père me retiens et envoie en regard sévère à Mère, qui rit un peu et nous sourit.
J'aime beaucoup quand Mère sourit. Elle apaise immédiatement tous les coeurs. C'est une sorte de baume tranquillisant qui nous passe dessus. Elle a quelque chose de lumineux, et dès qu'on la voit, on se sent bien. Père, c'est pareil, mais c'est plus physique. Comme si dès qu'on arrivait près de lui, il nous soignait toutes nos blessures. J'ai vraiment de la chance d'avoi des parents "guérisseurs" ... Comme s'ils avaient des dons !
Ah, mais on m'appelle, je dois aller diner. Ce soir, nous recevons un des Ducs d'Irlande. J'espère que ses enfants ne sont pas scolarisés à l'extérieur ...

Ce premier passage nous montre que William n'était pas au courant que ses parents possédaient des Dons. Sa description correspond parfaitement, son père était un Guérisseur, et sa mère une Apaisante, ainsi que nous les nommons. On voit également que son Don est de naissance. Nous savons que sa mère a dès la naissance été touchée par son fils qui lui a transmis le "virus", ou quoi que ce soit, mais ne possédant pas beaucoup d'énergie, la progression est plutôt lente. On voit que son père connait l'existence du Don de son fils, mais préfère le lui cacher. Il soupçonne apparemment l’évolution tactile par les objets.

On peut noter l'ironie du sort, qui fait que deux guérisseurs amènent un tueur ...

8 août 1994
11 ans

Mère est morte la semaine dernière. Nous l'avons enterrée ce jour. J'étais triste. Réellement. Je sais que, depuis quelques temps, je suis étrange. Comme si quelque chose en moi changeait, grandissait. De plus, je rends compte de plus en plus que mes émotions sont étranges, et différentes de celles des autres. Je trouve la plupart des choses pathétiques et inintéressantes, et je m'intéresse bien plus qu'eux aux détails. J'ai découvert en Sherlock Holmes mon héros. Un grand détective, s'attachant aux détails pour résoudre les énigmes. Le seul problème est qu'il se drogue. Encore que cela ne me paraisse pas vraiment problématique. Peut-être le tenterai-je un jour ...
Pour en revenir au sujet principal, donc, nous avons été au cimetière ce matin, déposer Mère dans le caveau familial. Cela faisait deux semaines que je ne l'avais pas vue, et là,le cercueil était déjà fermé. Je me demande pourquoi, mais c'est dommage ... J'aurais tant aimé la voir une dernière fois. La messe a été longue. Après tout, Mère faisait partie de la famille Royale Écossaise. Il y avait beaucoup de monde. Trop. J'aurais nettement préféré lui dire au revoir plus "simplement", juste tous les deux. Au moment où on a refermé la crypte, j'ai senti que Père me serrait l'épaule. Étrangement, je ne sentais pas uniquement de la tristesse, mais un peu de colère aussi. Et quand les personnes présentes sont venues nous présenter nos condoléances, je sentais des regards de travers qui venaient sur moi. Pourquoi ? Je n'avais rien fait après tout ...

2 septembre 1994
11 ans

On me soupçonne. On me suspecte. Les serviteurs lancent sans cesse des regards obliques dans ma direction. Les bruts courent. Certains disent que je suis malade, et que j'ai contaminé ma mère. Mais je me sens en pleine forme ... Père les fait taire, mais je les entends quand même. Je me pose des questions. J'entends des chuchotements. Sans cesse. J'ai même surpris une phrase : "C'est une malédiction. Si seulement il avait été normal. Il va tous nous tuer, j'en suis sûr ! Tuons-le avant que cela n'arrive !" Mais je n'ai rien fait ! Je ne veux pas mourir ! Ils me veulent du mal. Tous. J'en suis sûr. Ils me suivent. Non, plus que cela. Ils me traquent.

15 novembre 1994
11 ans

Les ombres bougent autour de moi. Même dans la journée, je ne me déplace plus sans lampe. Les bruits murmurent ... Partout, je me sens espionné. Est-ce que je deviens fou ? Peut-être. Parfois, je me retourne, persuadé qu'il y a quelqu'un derrière moi. Mais le couloir est vide. Je dirais presque "désespérément vide" tant j'aimerais qu'on me prouve que je ne me fais pas d'idées, que je ne suis pas fou ...

7 janvier 1995
11 ans

Je ne suis pas un homme, ou un garçon. Je suis un monstre. Un mutant venu sur Terre pour la détruire. Plus le temps passe, plus j'en suis persuadé.
La semaine dernière, Mary a voulu que je rentre à la maison. J'étais grimpé sur le toit de la chapelle pour mieux voir le coucher de soleil du nouvel an. Pour une fois que nous le passions seuls à la maison Père et moi, je souhaitais profiter de la tranquillité ... Toujours est-il qu'en me voyant perché là-haut, sur le toit qui, bien qu'en parfait état, n'est plus tout jeune, elle a crié. Je suis bien sûr descendu, mais le fait est que j'ai du mal m'y prendre car je suis tombé par terre. J'avais heureusement déjà fait le plus gros et je suis tombé d'à peine 1m. Je m'en suis sorti avec quelques égratignures. Mary, après avoir fait le signe de croix, s'est précipitée vers moi alors que je me relevais. Elle m'a bien dépoussiéré et, voyant mes affaires quelque peu déchirées (j'avais eu la bonne idée de tomber dans des rosiers ...) elle m'enleva mes gants troués et ma chemise, non sans rougir, mais préféra me laisser mon pantalon, jugeant que, même avec les déchirures, il valait mieux que je le garde jusqu'à l'intérieur. Elle m'attrapa par la main pour me ramener vers la maison. Sentant que quelque chose n'allait pas car je ne bougeais pas, elle se retourna et fixa ce que je regardais.

Elle hurla.

Sa main, si blanche d'ordinaire, venait soudain de se noircir. Un noir mat, très sombre, comme s'il absorbait toute la lumière qui l'entourait. La tache progressait rapidement. Nous sommes rentrés en courant. Alerté par le bruit, Père est descendu. Il est un médecin très connu, et très savant, aussi ais-je été surpris de la voir s'arrêter au milieu de l'escalier. Une ombre passa dans son regard lorsqu'il nous vit. Il alla chercher une seringue avant de descendre nous rejoindre. Nous montâmes ensuite Mary dans sa chambre. Elle ne comprenait pas ce qui se passait, et moi non plus d'ailleurs. Il m'a demandé d'aller enfiler une tenue plus convenable. En sortant, j'ai entendu Mary parler à Père, alors de ce fait, je suis resté ... je me demande ce que ça aurait donné si j'étais parti ... Il est sans doute trop tard pour le savoir.

- Je vais mourir n'est-ce pas ?
- Oui. (c'est bien Père, ça, d'être aussi franc)
- Est-ce ... Est-ce que c'est la même chose que votre femme ?
- Oui.
- Est-ce que je vais souffrir ?
- Oui, en principe. Mais je peux abréger vos souffrances avec ce qu'il y a dans cette seringue.
- Qu'est-ce qui me fait ça ?
- C'est assez compliqué ...
- Votre fils, n'est-ce pas ?
- Quoi ?
- Vous le protégez tellement ... Et puis, il y a ces drôles d'ordres ... comme ne jamais le toucher par exemple ...

A cet instant, je n'ai pas pu m'empêcher de rentrer.

- C'est à cause de moi ?

Deux visages se sont tournés vers moi. Père a posé la seringue. Nous nous sommes regardés très longtemps, sans rien dire, avant qu'il ne se décide à rompre le silence.

- William ...
- J'ai tué deux personnes ? Je suis un ... un meurtrier !

Ce constat m'horrifiait. J'avais tué ma mère, et la bonne s'apprêtait à mourir.

- Mais ... comment ? Je veux dire, je n'ai jamais rien fait contre elles ! Je ne voulais pas ...
- Je te l'expliquerais plus tard. En attendant, je pense que nous devrions aider Mary ...

Je l'ai regardée. Je me suis figé. La tache avait atteint le cou. Mais que diable était-ce ? Père a repris la seringue et a injecté son contenu dans la partie du cou que la tache, qui progressait à bonne vitesse, n'avait pas encore atteinte. En quelques secondes, Mary ferma les yeux tandis que je sentais les miens me picoter. Est-ce que je pleurais ? Peut-être. Je ne saurais le dire. Je me souviens que Père s'est levé lentement et m'a emmené dans ma chambre. Il portait des gants, car je sentais une pression douce sur mon bras, comme de la soie ou du velours.
Il m'a allongé sur mon lit. Je sanglotais. Là, j'en suis certain, parce que quand j'ai parlé, ma voix était entrecoupée.

- Qu'est-ce que j'ai ? Je suis un monstre c'est ça ?
- Non, au contraire. Tu es ... une sorte d'Ange.
- Un Ange ?
- Oui, mais un Ange Noir ... L'Ange de la Mort.

J'étais surpris, mais il m'a tout expliqué. Le fait que lui et Mère aussi étaient spéciaux d'ailleurs. Sauf qu'eux guérissaient. Moi je "tuais". Il m'a même expliqué comment je "fonctionnais". Je trouvais ça atroce. Je le trouve encore plus maintenant. On dit que les murs ont des oreilles.C'est sans doute vrai. Depuis que Père m'a révélé qui je suis, j'ai l'impression d'être suivi et épié en permanence. J'entends même des voix parfois ...

Je suis actuellement dans un placard pour écrire cela. J'écris à la lueur d'une lampe torche. J'ai peur que d'autres n'arrivent. Qui ? D'autres hommes. Ce soir, alors qu'on dinait, des hommes ont forcé la porte et sont entrés. Ils nous encerclaient, nous menaçant de fusils. Père s'est levé lentement, puis il a attrapé sa canne et en a sorti une épée très fine. Il m'a crié d'enlever mes gants et de courir. Je l'ai fait, sans réfléchir. Ceux qui essayaient de m’attraper, je les repoussaient vivement, battant des mains, et ils me lâchaient. Je ne sais en revanche comment j'ai échappé aux balles. Je ne me retournais pas. Père a un don de guérison, m'a-t-il dit. Il ne risque rien. Du moins c'est ce que je croyais, parce que je les entends fouiller l'étage. Ils me cherchent. Où est Père ? Que puis-je faire ? Je ne bouge pas. Les pas se rapprochent. Je vais éteindre la lumière.

J'ai peur.

Le Directeur Ogawa était accompagné de Matsuri Amamiku. Les hommes ayant attaqué la maison se trouvaient être d'une école rivale à la nôtre. La plupart des gens étaient noirs à leur arrivée, mais les autres possédaient des marques de coupure, provenant sans doute, après examen, de la canne-épée de James McHearther. Le pauvre n'a pas pu soigner toutes ses blessures, mais a succombé en réussissant à protéger son fils des attaquants. Sauf un, comme on le lit dans l'extrait ci-dessous. Les détails de l'affaire nous ont été cachés, mais il est fort probable qu'il y ait eu plus d'un survivant tué par le directeur ...
Il est également intéressant de remarquer le lien qui unit dès cet instant les deux enfants ...

10 janvier 1995
11 ans

Peu après avoir éteint ma lampe et fermé ce journal, les bruits de l'étage se rapprochèrent de la porte du placard où j'étais. J'avais peur. Extrêmement peur. Je me retenais de trembler : j'aurais pu être repéré. Quand les pas sont rentrés dans la pièce, je me suis caché derrière les vêtements au cas où ils penseraient à chercher dans l'armoire. J'ai entendu une petite voix dire "Il est dans le placard" et puis la porte s'est ouverte. Je me suis recroquevillé. Je me disais : "il ne faut pas qu'ils me voient". Mais ça n'a pas été possible. Comme mues par une volonté propre, mes jambes m'ont fait sortir du placard.
Je me suis retrouvé devant deux personnes. Un homme sans âge, plutôt grand, très bien habillé, et une petite fille souriante. Elle doit avoir environ le même âge que moi, à un ou deux ans près, mais parait déjà très mature. Elle m'a fait ... peur. Quelque chose dans son regard dès cet instant m'a fait penser qu'elle était dangereuse.

- William ?

L'homme avait une voix douce, posée et calme, mais bizarrement un peu hautaine et distante, bien que l'on sentait qu'il voulait paraitre chaleureux.

- Oui, monsieur ?
- Ah, nous t'avons donc enfin trouvé. Viens avec nous, nous t'emmenons.
- Vous croyez que je vais suivre ?

Une ombre passa dans le regard de la fillette. L'homme lui mit la main sur l’épaule. Il la retenait. De quoi ? Peu importait. Il me sembla à cet instant que l'homme était contrarié, mais je n'en suis pas sûr. soit je me trompe, soit il cache très bien ses émotions.
Je continuais.

- Vous avez tué tout le monde, n'est-ce pas ? C'était vous, tout à l'heure ! Pourquoi je vous suivrais ?
- En bas ? Tu veux dire que ceux qui sont en bas ...
- Vous croyez que je les ai assassinés ? Vous croyez que je ... que je tuerais mon père ?

Encore que, à la réflexion, j'avais bien tué Mère ...

- Non, désolé de vous décevoir, ce n'est pas moi ...
- Dommage. Mais c'est pas nous non plus.

C'était vraiment étrange comme la voix claire de la petite fille contrastait avec ce que je pressentais qu'elle était : un être sombre. Je ne relevais pas le premier mot, que j'avais du mal à comprendre. En revanche, je n'avais aucun mal à croire qu'ils n'y étaient pour rien. La petite fille ne semblait pas être du genre à mentir sur ces sujets là ... Mais pourquoi avait-elle dit "dommage" ? Aurait-elle préféré que je les tue tous ... ?

Un bruit de pas vint interrompre le silence, et la réflexion de l'homme. Dans leur dos, un homme venait d'apparaitre. Un des hommes d'en bas ! Un de ceux qui venaient de tuer Père ... car j'en étais sûr, vu les propos que les deux étranges personnes m'avaient dites, que tout le monde était mort en bas. Père aussi, donc.
Étrangement, je voulus leur dire de faire attention alors qu'il se rapprochait silencieusement dans leur dos. Je n'en eu pas besoin.
L'homme explosa. Littéralement. La jeune fille n'avais pas bougé. L'homme non plus. Mais si lui ne bougeait toujours pas, la jeune fille se mit à rire. Un rire réellement joyeux. Elle se tourna vers l'homme. On voyait dans ses yeux une ferveur immense pour lui.

- Je l'ai bien eu celui-là, hein professeur ? Il a cru qu'il nous aurait ... et PAF ! Hihi !

Je me figeais. Qui était cette fille ? Elle me semblait de plus en plus folle à chaque minute. Mais je ne pouvais détacher mon regard d'elle. Elle avait une aura captivante, autant qu'effrayante. Elle venait de tuer cet homme de sang froid, sans le voir arriver, et elle en riait ?

- Qui ... qui êtes-vous ?

Le regard de l'homme se posa sur moi, presque comme une mère couve le poussin qu'elle désire sauver. Quelque chose de presque possessif.

- Nous sommes comme toi, William ...
- Des monstres ?
- Appelle-nous comme tu veux. Mais nous sommes de la même espèces. Des personnes surdouées ...

La suite me parait presque irréelle encore aujourd'hui, trois jours après. Ils m'ont raconté qu'il existe une académie pour les gens comme moi, où on leur apprend à maitriser leur Don, comme ils disent. J'appelle ça plutôt une malédiction ...

Bref, en ce moment, j’écris depuis ma chambre. Pour la sécurité de tout le monde, je suis enfermé à l'écart, et je ne sors pas. On me fais des tests. Beaucoup de tests. Personne ne viens me voir en dehors de ça. Personne sauf elle ... Il me semble qu'elle enfreint les règles en faisant ça, mais cela m'est égal. Cette fille est folle. Totalement folle. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de penser que c'est une amie précieuse. Oh ! Je sais bien que je me fais des idées, mais bon ... C'est la seule qui viens me voir en face ... Les autres me regardent d'autre part. Je ne sais pas d'où, mais je sais qu'ils m'épient ... En général, c'est l'homme qui vient me voir pour aller faire les examens bizarres. La fille m'a dit qu'il était le directeur de l'académie. Je dois être spécial pour qu'il vienne me voir ... Il a l'air plutôt taciturne autrement ...

Je ne pense pas avoir le droit de rédiger un journal d'où je suis. Alors je vais devoir le cacher et arrêter d'écrire, car j'entends des pas. A cette heure-ci, ça ne peut être que lui, puisque Matsuri (je crois avoir entendu que c'était ça son nom) ne passe que pendant la nuit. Tiens, cela me fait penser qu'il faudra que je fasse une description de la pièce où je suis ...

Mais il arrive. Je ferme.

On trouve après des descriptions des test effectués par le directeur, tous n'étant pas forcément nécessaires et agréables, mais William n'y connaissant rien, il s'y est plié avec assez de bonne volonté. Nous y trouvons aussi une description sommaire de la cellule dans laquelle il était enfermé. Nous n'avons appris qu'en découvrant ce journal les visites de Matsuri, qui n'étaient pas des plus réglementaires ... Mais à lire les lignes la concernant, cela lui a sans doute permis de ne pas sombrer totalement dans la folie ...

La suite reprend à sa sortie, lorsqu'il a été transféré dans une chambre à part, et intégré aux SA, donc faisait déjà partie Matsuri et quelques autres personnes.

4 décembre 1997
13 ans

Je reviens de mission. Je ne sais si j'ai le droit de raconter de que j'ai vécu, mais après tout, ce journal ne sera lu que par moi, alors je ne perds rien ...

Pour la première fois, nous avons combattu des "Chimeras". Lorsque j'ai reçu l'ordre de mission sur mon téléphone, je n'ai pas compris, alors quand on s'est mis en route, j'ai demandé. C'est Matsuri qui m'a répondu, avec une lueur de joie dans les yeux.

- Ce sont des personnes comme nous dont le Don a dégénéré. Il faut les éliminer, car elles sont dangereuses. en général on les tue parce qu'elle ne veulent pas se rendre. Encore que, des fois, on tue même celles qui se rendent, c'est plus drôle ...

Ses paroles m'effrayaient autant qu'elles me captivaient. Elle était là, si forte, si sûre d'elle au contraire de moi ...
Bref, après une heure de trajet durant lequel on nous expliqua comment cela se passerait, on a défini les équipes (nous ne sommes pas toujours repartis en équipe, mais là c'était le cas). On nous a lâchés dans une forêt épaisse et sombre. Nous étions par équipe de 2 et, heureusement (ou malheureusement ? Dur à savoir) j'étais avec Matsuri. Elle m'a fait signe de la suivre. On sentait clairement que, pour elle, c'était un jeu : à qui rapporterait le plus de Chimeras. Et elle voulait gagner à tout pris.
A la fin de la journée, nous avions trouvé notre technique : je négociais la reddition et, en cas d'échec, elle immobilisait et je tuais. Enfin, quand elle ne l'avais pas déjà fait, me lâchant alors un petit "Oops" très crédible ...
Lorsque je la voyais combattre (quand elle n'en pouvait plus de rester immobile) j'étais aspiré, fasciné par l'élan sauvage qui émanait d'elle. Elle ... captivant ... mais réellement dangereuse. Et effrayante. Plus que tout au monde, je rêve de ne jamais devenir une Chimera tant qu'elle sera en vie ...
Au final, je crois que c'est d'elle que j'ai eu le plus peur aujourd'hui ... Mais sans elle, je n'écrirais probablement pas ce journal en ce moment ...

On voit l'emprise de la jeune fille sur William, et le fait qu'elle capte plus son attention que les missions SA. William et Matsuri seront souvent amenés à travailler en équipe ensemble, et reconnus pour leur efficacité. On trouve plusieurs rapports de missions, et de tous types : récupération d'élèves, chasse de Chimeras (la section spéciale n'a été créée que récemment), défense de l'école, etc ...

26 décembre 1997
15 ans

J'ai passé le meilleur Noël de toute mon existence. Mais pour bien raconter cela, je dois reprendre dans l'ordre, à partir du 24 décembre, c'est à dire il y a deux jours ...

Matsuri est venue me voir le midi, avec son assurance habituelle.

- Je t'attends ce soir à la fontaine, après l'heure.

Et elle est repartie comme ça, sans rien dire d'autre, me laissant me questionner seul sur mon banc, me demandant si j'avais rêvé cette apparition ou non.
Le soir, après le repas, après le couvre-feu ("l'heure" énoncée) j'étais à la fontaine. Je ne craignais pas une ronde d'un surveillant, mon statut de SA me plaçait suffisamment haut pour que je ne risque rien. Elle s'est avancée, sortait d'on ne sait où, de la nuit noire. Je ne l'avais jamais vue qu'en tenue de SA, car je ne l'avais jamais croisée en cours, mais là ... elle portait une magnifique robe noire nuit qui, je dois l'avouer, attire l'attention sur les atouts qu'elle a (et qui ne sont pas négligeables ... hum). Prenant les devants, elle attrapa mon bras. Je me reprenais bien vite, imitant l'attitude de mon père que j'avais bien souvent regardé se promener avec des dames dans le parc.

Nous avons marché silencieusement, moi qui était raide comme un bout de bois et elle, si coulante et souple qui m'entrainait. Je ne sais plus où nous sommes allés. Tout ce dont je me souviens est qu'à un moment, elle s'est arrêtée d'un seul coup. Intrigué, je me suis retourné. Elle me regardait droit dans les yeux. Un regard à couper le souffle.
Sa main (quand avait-elle quitté la mienne ?) a frôlé ma joue. Délicieux frisson dans la nuit tiède.

- William ...
- Euuuuuuuh ... oui

J'étais mal à l'aise. Je ne savais pas ce qu'elle voulait, et elle ne semblait pas normale.

- Joyeux Noël William ...

Se hissant sur la pointe des pieds (oui, ces derniers temps, j'ai un peu grandi) elle passa sa main droite derrière mon cou et m'embrassa. Un peu surpris au début (plutôt agréablement surpris ...) je la repoussais au bout d'un moment.

- Mais enfin, Matsuri, qu'est-ce que ...
- Tais-toi, William. Ne me dis pas que tu n'en a pas envie ...

Ah ça non, je n'allais pas lui dire. Alors qu'elle se hissait à nouveau, je passais l'un de mes bras autour de sa fine taille et posais l'autre main derrière sa nuque, puis me penchais et l'embrassais à mon tour, la serrant contre moi sans en être réellement conscient. Le torrent d’émotion qui m'envahit alors était tout simplement délicieux. Elle semblait si fragile alors, au creux de mon bras ... Je me sentais prêt à tout pour la protéger.
Nous sommes restés un long moment ainsi. Combien de temps ? Je ne saurais le dire. Trop peu pour moi en tout cas. Elle m'entraina ailleurs. Je la suivais presque aveuglément. Non, enlevez le "presque". Il faut dire que quand je suis avec elle, les voix se taisent, et les ombres disparaissent. Je suis envahi d'une apaisante clarté.
Nous étions dans une chambre. La sienne ? La mienne ? Je ne sais pas. Elle m'a attiré à elle, et m'a à nouveau embrassé, avant de dégrafer le haut de sa robe. De nouveau également, je la repoussais.

- Mais enfin, Matsuri ...
- Tu m'aimes non ?

Pas de réponse. Hors de question de dire oui, et je ne mens jamais ... ou presque jamais ...

- Et bien pour l'instant, la seule chose que je veux, c'est toi, alors laisse-toi faire.

Les seules choses que je peux décemment écrire, c'est "heureusement qu'elle m'a laissé mes gants, ou elle serait morte en 15min" et "j'ai passé une nuit incroyable avec une fille tout aussi exceptionnelle". Je l'aime, ça oui. A la folie, tout autant qu'elle est folle. Et pourtant, elle semblait presque en détresse. Aussi, j'ai passé la journée du 25 à essayer de savoir ce qui la dérangeait, et elle a passé la journée à essayer de me changer les idées. Pour faire court, nous avons passé la journée ensemble, le plus souvent l'un contre l'autre ...

Je dois avouer que j'avais peur de la perdre. Cela me paraissait irréel, alors je la serrait contre moi, de peur de la voir s'en aller. Maintenant, je sais que ce n'est pas un rêve. Après tout, la séparation, dans les rêves, n'a pas cette douce saveur amère ...

Mais nous nous retrouverons bientôt, m'a-t-elle dit. Elle est juste partie en mission d'infiltration ...

Je m'accroche à l'idée que, bientôt, sa fine silhouette s'encadrera dans l'ouverture de ma porte, et qu'elle se blottira à nouveau contre moi, chassant au loin ombres et murmures. Je pourrais alors la reprendre dans mes bras et lui dire combien j'ai besoin d'elle ...

Document trouvé dans les archives de l'école ...

Rapport de Psychologie a écrit:


Date : 10 janvier 1997
Lieu : Infirmerie de Takuetsu
Patient : William McHearther

Le Patient a visiblement cédé à des pulsions suicidaires dues, à première vue, à un stress de nature psychologique.

Nous l'avons retrouvé dans sa chambre, allongé par terre, inconscient. L'origine du malaise est encore inconnue, mais nous supposons une utilisation sur lui-même de son Don, ce qui expliquerait qu'il n'ait eu qu'une seule main gantée, et expliquerait également le fait que nous n'ayons retrouvé aucune trace de quoi que ce soit, puisque son Don n'est pas entièrement effectif sur lui.

A l'entretien, il n'a prononcé que 4 mots avant de se rendormir : "Elle m'a oublié".

Nous faisons actuellement toutes les recherches possibles pour trouver de qui il s'agit et résoudre le malentendu ...

Journal de William, pas de date ... probablement peu de temps avant l'incident, ou peu après ...

trahison
Trahison
TRAHISON
TRAHISON !!

Plusieurs passages incompréhensibles. Cependant, il ressort beaucoup de mots "ombres" et "voix" ... Puis :

28 avril 2002
19 ans

Je veux savoir ce qui s'est passé cette année là. Pourquoi elle m'a oublié. Que c'est-il passé là-bas ? Pourquoi le directeur fait-il comme si de rien n'était ? Tant de question et pas une seule réponse ...

Aujourd'hui marque la fin de ma scolarité à Takuetsu. Mais je reviendrai ... Malgré les ombres qui me menacent, malgré les voix qui chuchotent, je trouverai la vérité ...

Ici s'arrête le journal, ou du moins ce qu'on a pu en trouver. Il ne nous reste plus ensuite de traces, jusqu'à son retour cette année avec cette lettre :

Lettre de motivation a écrit:

De : William McHearther
A : O-Yama Ogawa, Directeur de Takuetsu

Je vous écrit aujourd'hui car j'ai appris, de source confidentielle, que le poste de professeur de Sciences s'était libéré récemment. Je me propose de le reprendre.
Vous me connaissez. Vous savez que je suis sérieux, et travailleur, et qu'une fois lancé dans un sujet je l'étudie jusqu'au bout. Vous connaissez égalemnt mon niveau.
Je sais que vous doutez de moi, en rapport à mon caractère et à certains incidents, mais cela ne m'a jamais posé problème lors des missions SA, et j'ai laissé cela derrière moi. Aussi, je me sais capable de prendre cet emploi et de le garder sans problème.

Merci de l'attention que vous porterez à cette candidature.

William McHearther.

Quelques semaines plus tard, William faisait son entrée à Takuetsu en tant que Professeur ...
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